Calcul droits de succession 2026 : abattements et barème par héritier
Combien de droits de succession allez-vous payer ? Ce simulateur droits de succession déduit l'abattement lié à votre lien de parenté, applique le barème progressif par tranches et tient compte des donations des quinze dernières années.
Calculer les droits de succession
Calcul des droits de succession : de l'actif net à la part taxable
La succession se liquide en trois temps. On établit d'abord l'actif brut, c'est-à-dire l'inventaire des biens du défunt évalués à leur valeur vénale au jour du décès, puis on en retranche le passif — dettes, impôts dus, frais funéraires. Les frais funéraires sont déduits pour un montant de 1 500 €, et pour la totalité de l'actif lorsque celui-ci est inférieur à ce montant. Le résultat constitue l'actif net taxable.
Cet actif net est ensuite réparti entre les héritiers selon l'ordre successoral et les libéralités consenties par le défunt. Chaque héritier obtient ainsi sa part personnelle, sur laquelle s'applique son abattement propre. Les donations et dons manuels consentis depuis moins de quinze ans doivent être rappelés : ils s'ajoutent à la part reçue pour déterminer la base taxable, ce qui évite de fragmenter une même transmission en plusieurs opérations non imposées.
Entre héritiers en ligne directe ou entre frères et sœurs, aucun droit n'est dû tant que la part reçue reste dans la limite de l'abattement. La déclaration de succession reste obligatoire lorsque l'actif brut successoral dépasse 50 000 € pour une transmission aux héritiers en ligne directe ou au conjoint survivant, et 3 000 € pour les autres héritiers.
Barème des droits de succession en ligne directe
En ligne directe — enfants, parents, grands-parents et petits-enfants — le tarif est progressif : chaque tranche de la part taxable supporte son propre taux, le taux marginal ne s'appliquant qu'à la fraction la plus élevée.
| Part taxable après abattement | Taux applicable |
|---|---|
| N'excédant pas 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Supérieure à 1 805 677 € | 45 % |
Les autres liens de parenté suivent des barèmes beaucoup plus courts. Entre frères et sœurs, deux taux seulement s'appliquent : 35 % jusqu'à 24 430 € de part taxable, puis 45 % au-delà. Les parents jusqu'au quatrième degré inclus sont taxés à 55 %, et les autres héritiers à 60 %.
Comment utiliser ce calculateur
- Saisir la part nette reçue et le lien de parenté. Indiquez l'actif net taxable qui revient à l'héritier, puis sélectionnez son lien avec le défunt : c'est ce lien qui détermine l'abattement et le barème applicables.
- Rappeler les donations des quinze dernières années. Ajoutez les donations et dons manuels consentis par le défunt depuis moins de quinze ans, ainsi que les droits déjà acquittés à cette occasion : ils se cumulent avec la part reçue.
- Vérifier l'abattement applicable. L'outil retranche l'abattement personnel correspondant au lien de parenté. Il n'est utilisable qu'une fois par période de quinze ans, sauf s'il n'a pas été consommé en totalité.
- Lire le barème et les droits à payer. Le détail affiche la part taxable, les droits bruts calculés tranche par tranche, puis les droits nets après déduction des droits déjà acquittés.
Questions fréquentes
Comment fonctionne un simulateur droits de succession ?
Il reproduit la méthode de l'administration : il répartit l'actif net taxable, déduit l'abattement lié au lien de parenté, applique le barème progressif tranche par tranche puis retranche les droits déjà payés sur des donations antérieures de moins de quinze ans.
Quel abattement s'applique pour un calcul droits de succession enfant ?
Chaque enfant bénéficie d'un abattement personnel de 100 000 € sur sa part, identique à celui d'un père ou d'une mère. Il se renouvelle tous les quinze ans à condition de ne pas avoir été déjà utilisé sur la même période, sinon les donations récentes le consomment en priorité.
Le calcul des droits de succession change-t-il entre frères et sœurs ?
Oui. L'abattement y est de 15 932 € et le barème ne comporte que deux taux : 35 % jusqu'à 24 430 € de part taxable, puis 45 %. Une exonération totale est possible sous trois conditions cumulatives : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé, avoir plus de 50 ans ou être invalide, et avoir vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès.
Quel abattement droits de succession s'applique aux autres héritiers ?
Un neveu ou une nièce dispose d'un abattement de 7 967 € et d'un taux unique de 55 %, comme tout parent jusqu'au quatrième degré inclus. En l'absence d'autre abattement applicable, l'abattement est de 1 594 € et les droits sont calculés au taux de 60 %.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?
Non. Le conjoint survivant ou le partenaire de PACS est exonéré de droits de succession, quelle que soit la valeur des biens reçus. Seuls les droits de mutation à titre gratuit sur les biens transmis à d'autres héritiers restent dus.
Abattements et exonérations selon le lien de parenté
L'abattement personnel varie fortement d'un héritier à l'autre. Il est de 100 000 € pour un enfant, un père ou une mère ; de 15 932 € pour un frère ou une sœur ; de 7 967 € pour un neveu ou une nièce ; et de 1 594 € en l'absence d'un autre abattement applicable. Les personnes handicapées répondant aux conditions légales bénéficient d'un abattement supplémentaire de 159 325 €.
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont purement et simplement exonérés de droits de succession, sans barème. Les frères et sœurs peuvent également échapper aux droits sous trois conditions cumulatives : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé au moment du décès ; être âgé de plus de 50 ans ou invalide ; avoir été constamment domicilié avec le défunt pendant les cinq années ayant précédé le décès.
Certains biens relèvent de règles spécifiques. L'assurance vie dépend de la date de versement des primes, les contrats souscrits après 70 ans obéissant à un abattement global, tandis que les biens immobiliers sont évalués à leur valeur vénale au jour du décès. Le recours à un notaire est obligatoire dès qu'un immeuble est transmis, en présence d'un testament ou de donations entre époux.